Le grand chardonneret du Turkestan
Le Grand Chardonneret du Turkestan (Carduelis caniceps subulata ou Carduelis carduelis subulata) est la version « géante » et plus pâle des chardonnerets à tête grise.
Il appartient au groupe caniceps, que les scientifiques classent désormais souvent comme une espèce distincte du chardonneret européen en raison de l'absence totale de noir sur sa tête.
Voici ce qui distingue ce chardonneret particulier :
📏 Le géant de la famille
Parmi toutes les variétés de chardonnerets (qu'ils soient à tête noire ou grise), la forme subulata est la plus imposante :
Taille : Il est nettement plus grand et plus robuste que le chardonneret que nous voyons en Europe ou même que celui de l'Himalaya.
Le Bec : Son bec est proportionnellement plus long et puissant, une adaptation nécessaire pour décortiquer les graines des plantes robustes des steppes asiatiques.
🎨 Un plumage "lavé" et clair
Si le Chardonneret de l'Himalaya est gris-brun, le Chardonneret du Turkestan se reconnaît à sa clarté :
Teinte générale : Son plumage est d'un gris très pâle, presque blanchâtre sur le bas du corps et le croupion.
Le dos : Il présente souvent des reflets couleur "cannelle" ou chamois très léger sur un fond gris perle.
Tête : Comme les autres membres de son groupe, il n'a aucune calotte noire. Son masque rouge vif contraste de façon spectaculaire avec le gris clair de ses joues et de sa nuque.
REPRODUCTION :
A l'état sauvage, le Grand chardonneret du Turkestan se reproduit à partir du mois de mai à juillet ceci est du au fait que la fructification des composées et notamment les chardons à ces périodes là sont à leur apogée dans la nature. En plaine il niche dans le peuplier noir, en montagne dans les pommiers sauvage et les sorbiers. il font en général deux pontes par ans .Lorsque les oiseaux sont aptes à se reproduire lorsque le trait noir sur le bec disparaît et celui ci devient rose. le mâle se pince également avec le bec l'une de ses pattes. Le nid est construit en hauteur entre 2 mètres et 10 mètres d'un arbre ( feuillus, conifères, différents fruitiers dans les plantations, etc...) Il peut être aussi camouflé à mis hauteur dans le feuillage d'un roncier ou d'un buisson, d'un arbuste à feuillage épais. Le nid est en forme de coupe d'un diamètre extérieur de sept centimètres et demi en moyenne et d'une profondeur de cinq centimètres et demi. La confection du nid est l'oeuvre de la femelle, c'est un véritable chef d'oeuvre.
Il est fait d'herbe sèches, de lichens, de racines et de mousse pour sa partie extérieure. Sa partie intérieure est tapissée de fines herbes, de poils et de duvet végétal, d'aigrette et de chardon. La ponte a lieu sept à huit jours après la fécondation, la femelle pond quatre à six oeufs de couleur qui différent des chardonnerets européens blanchâtre ou d'un bleu blanchâtre et clairs tachés de marques nombreuses de lilas grisâtre dans le gros bout ( dimensions moyennes : Inconnues pour cette sous espèce ).
Le Grand Chardonneret du Turkestan s'hybride de façon naturelle avec la sous espèce Carduelis carduelis major dans la zone occidentale de son aire de répartition.
Le nombre de pontes est de deux . La femelle couve ses oeufs pendant treize jours à quatorze jours. Elle ne réchauffe plus ces jeunes vers le 11 ème jour après la naissance. Les jeunes quittent le nid entre le 13 ème et 15 ème jour. Les jeunes sont sevrés vers le 33 éme jour. La femelle est nourrie par le mâle pendant la couvaison.
En captivité, en France l'espèce et ses sous espèces sont protégées, donc interdites. La seule détention étant autorisée aux personnes détenant le certificat de capacité : pas d'information.
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🏔️ Habitat : Des steppes à la Sibérie
Contrairement au chardonneret de l'Himalaya qui préfère les hautes altitudes, le Grand Chardonneret du Turkestan occupe des territoires plus vastes et variés :
Répartition : On le trouve principalement dans le Nord-Est du Kazakhstan, en Sibérie centrale (jusqu'au fleuve Ienisseï) et en Mongolie.
Milieu : Il fréquente les lisières de forêts de conifères, les steppes arborées et les vallées fluviales.
LA NOURRITURE :
A l'état sauvage le Grand chardonneret du Turkestan comme la forme nominale se nourrit principalement de végétales, des graines de plusieurs variétés d'herbacées, de composées, de graines de fleurs, de graines de mauvaises herbes, séneçon vulgaire, de chardon, de cardère, de tournesol, de graines de colza. Les petits insectes rentrent dans sa consommation principalement d'avril à août pendant la période de reproduction. Il descend rarement à même le sol pour ce nourrir et est souvent aperçu à bonne hauteur dans les arbres à prélever différentes semences.
En captivité, en France l'espèce et ses sous espèces sont protégées, donc interdites. La seule détention étant autorisée aux personnes détenant le certificat de capacité : pas d'information.
STATUT et CONSEILS :
Le Chardonneret élégant et ses sous espèces fait parti des espèces indigènes protégées en France, son prélèvement dans la nature est interdit, toute transaction commerciale, ainsi que l'enlèvement ou la destruction des oeufs et des nids mais également le transport, le colportage et sa naturalisation par taxidermie sont interdits. Seule les personnes détenant un certificat de capacité pour l'espèce et ses sous espèces peuvent en détenir. Il en est de même pour ses hybrides. Car un oiseau hybride relève du statut de ses parents qui relève du statut le plus contraignant en l'occurrence de la forme sauvage. Les variétés mutantes sont autorisées et libres de toute transaction commerciale. Arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques. Il s'agit : - les variétés blanche, brune, agate, pastel, isabelle et satiné du chardonneret élégant (Carduelis carduelis) . Il est a noter que les oiseaux porteur de mutation sont considérés comme phénotype sauvage donc soumis au Certificat de capacité.
Le Grand Chardonneret du Turkestan est extrêmement rare en souche d'élevage, voir inexistant.
Lorsque vous visitez un élevage regardez toujours les fientes en premier lieu autour des mangeoires si elles sont bien formées vous pouvez choisir sans crainte vos futurs reproducteurs si elles sont gluantes et étalées, sauvez vous. Rappelez vous que la santé des oiseaux se lit sur les plateaux et mangeoires des cages. Soufflez le ventre de l'oiseau il doit être rose ou jaune uniforme, la moindre tache au niveau du foie ou veine apparente doit vous mettre en garde il y a peu de chance que cet oiseau soit prêt ou remis en forme pour la période d’élevage, si il s'en remet....
Choisissez toujours des oiseaux bagués, bien en plumes à l'oeil vif et au plumage lisse et éclatant et bien en taille, n'hésitez pas à poser des questions sur la reproduction, la nourriture et la température de la pièce etc... Si possible faite vous céder un peu de nourriture afin de familiariser l'oiseau en mélangeant celle-ci avec votre mélange de graines, si celui-ci n'est pas le même. De plus l'éleveur doit vous fournir un certificat de cession lors de l'acquisition. En dernier lieu il est conseillé de s'attacher à conserver des souches pures, afin de permettre l'échange entre éleveurs pour éviter la consanguinité. On doit s'abstenir de l'hybrider ou de le métisser car, au risque de se répéter , il est très rare en souche d'élevage.
LE BAGUAGE :
Pour les personnes autorisées a détenir le grand Chardonneret du Turkestan, on bague les jeunes entre le cinquième et le sixième jour après la naissance, de préférence le soir. Les bagues utilisées sont du diamètre 2,7 mm, voir 2,9 mm pour certains grands sujets. Vérifiez les bagues dés le lendemain, la mère ayant tendance à les enlever.
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